Illumina

Analyses de jeux vidéo, avis, commentaires et plus si affinité.

25 mai 2007

Moero! Nekketsu Rhythm Damashii Osu! Tatakae! Ôendan 2 de Inis (2007)

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La suite d’un des jeux les plus cultes disponibles sur DS, Osu Tatakae Oendan, du studio japonais Inis (Gitaroo Man sur PS/PSP) est désormais dans les bacs. Ce jeu musical déjanté consistait à incarner un groupe de supporter japonais qui devraient aider les gens dans toutes sortes de situations (passage d’examens, épreuves sportives…). Rapidement érigé au titre de jeu culte, Oendan est devenu l’un des portes drapeaux de la DS, relayé par son statut de jeu underground. Après un tour par la case occidental dans une version sujette à controverse, Elite Beat Agents, c’est au tour de la véritable suite de débarquer. Il faut dire qu’Elite Beat Agents avait eu des apports positifs sur le jeu (zapper les cinématiques, difficulté accrue…), malgré le manque de cohérence de la tracklist et l’intérêt vraiment trop variable des chansons. Il a tout même ouvert le jeu aux occidentaux réfractaires (qui n’ont pas saisi que le cœur du jeu était dans le rythme, et pas les chansons) à la variété japonaise afin de leur faire découvrir l’un des meilleurs concepts de ces dernières années.

Pourquoi Oendan s’est rapidement imposé comme un jeu culte ? Grâce à une utilisation parfaite des fonctionnalités de la DS, avec le combo stylet / écran tactile adapté à un jeu de rythme d’une simplicité déconcertante, saupoudré d’une bande son particulièrement rythmée. Cerise sur le gâteau, un humour omniprésent grâce aux différentes histoires, qui ajoutent énormément au fun du jeu. Oendan ne peut se jouer que sur DS avec ses fonctionnalités spécifiques, il est parfaitement adapté à la portable car on peut en faire de courtes sessions et y prendre beaucoup de plaisir immédiatement. L’aspect tactile y est pour beaucoup dans le plaisir de jeu, ce serait fondamentalement différent sur Wii ou sur PC.

C’est également un jeu très accessible avec un concept simple et efficace : des boules apparaissent à l’écran avec un cercle qui se rétrécit. Quand le cercle est au niveau du contour de la boule, il faut cliquer dessus pour marquer un score, différent selon le degré de précision du timing (50, 100, 300). Il existe deux manipulations supplémentaires qui viennent corser les chansons : les tubes et les spins. Dans les premiers, il faut diriger le stylet sur le ballon qui se déplace le long d’un tube afin de le suivre. Dans les spins, il faut appuyer sur l’écran tactile et tourner le stylet le plus vitesse possible. Une barre de vie en haut de l’écran décroît en permanence et il faut mettre des points pour la faire remonter et rester en vie jusqu’à la fin de la chanson.  Et c’est tout. Quatre mécanismes de jeu qui varient à différentes tailles, vitesse et enchaînements (patterns). Avec ces mécanismes, ils ont réussi à faire pas moins de trois jeux sans changer la formule et sans que cela se ressente. Autant dire que cela sent le concept excellent.

La sortie de Oendan 2 s’est faite attendre, constituant un petit événement en soi pour ceux qui avaient pu s’essayer aux premiers volets. Le concept n’a pas changé d’un pouce, mais s’était convenu. Même si beaucoup de personnes préfèrent globalement la tracklist du premier, plus régulière, je dois dire que je suis complètement fan de certaines chansons, surtout que la difficulté a été largement revue à la hausse, exactement ce que j’attendais. Que l’on aime ou pas la musique japonaise, le cœur du jeu réside dans le rythme et les patterns. Et à ce niveau Oendan 2 va encore plus loin que les deux premiers volets : toujours plus rapide, toujours plus rythmé, avec en apothéose deux dernières chansons vraiment énormes.

La progression de la difficulté est parfois un peu crue, il faut vraiment s’accrocher mais il n’y a jamais rien qui ne soit pas surmontable avec un peu d’efforts. Et une fois que l’on a terminé le mode Insane, dernier mode de difficulté, c’est toujours un plaisir d’y revenir sans cesse, simplement parce que le fun procuré ne s’estompe jamais ou pour faire des scores plus élevés. C’est le principe de tous les jeux musicaux mais rares sont ceux à être aussi fun qu’Oendan & Oendan 2. J’ai beau apprécier d’autres jeux musicaux comme Guitar Hero, je ne suis jamais autant revenu sur un jeu musical que sur Oendan 2.

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Ghost in the Shell Innocence de Mamoru Oshii (2004)

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Il est difficile de résumer ou simplement de parler de Ghost in the Shell Innocence. Forcément, c’est un film de Mamoru Oshii, ce qui à la fois un gage de qualité, d’une certaine profondeur philosophique et d’un divertissement que l’on peut aisément qualifier d’adulte. C’est aussi un gage d’incompréhension car bien des aspects de ses films restent flous, même après plusieurs visionnages. Moins éparses que les films de David Lynch, qui a atteint son apogée en matière de fragmentation du récit et de concepts abstraits avec Inland Empire, mais la comparaison est facile, Oshii étant d’une certaine manière, une sorte de David Lynch japonais (bien que mon film préféré d’Oshii, Tenshi no Tamago, avec le design de Yoshitaka Amano, n’ait fondamentalement rien à voir avec un film de Lynch).

Ghost in the Shell premier du nom, adaptation libre du manga du professeur de philosophie répondant au pseudonyme de Masamune Shirow, eu un écho retentissant auprès du public, y compris chez certains réalisateurs américains. Les thèmes abordés, le ton adulte teinté de philosophie, le lyrisme et la puissance des plans contemplatifs, sans oublier l’esthétique visuelle et sonore ont contribué à cette large reconnaissance, qui pouvait pourtant en gonfler pas mal avec son impression un peu trop marquée de court de philosophie intégré dans un film d’anticipation. L’inverse d’un Blade Runner en gros.

Pour Innocence, c’est quasiment un retour à zéro. La trame n’a rien à voir avec le premier film mais s’inscrit dans le même univers et en prend la suite chronologiquement. Batou est désormais le personnage principal du film, même si sa relation avec Makoto Kusanagi reste le fil du récit.

Mes impressions personnelles. D’abord, j’ai réfléchit plusieurs minutes suite au visionnage. Longtemps. Innocence est d’une telle richesse esthétique et d’une telle densité qu’il est nécessaire de passer un moment à visualiser à nouveau mentalement les différentes scènes du film. Il y a des scènes qui sont des coups de génies. Et puis la structure du scénario fait que l’on revoit différemment les scènes après avoir certaines informations. A la limite, que l’histoire soit bien ficelée, ça semble la moindre des choses pour un tel film.

Au fil de cette première analyse, je me suis dit que j’avais en face de moi un grand film. Peut-être le plus abouti de la filmographie de Mamoru Oshii. Ses thèmes de prédilections y sont présents, et de manière plus détaillée, plus franche que dans ses autres films, en évitant les lourdeurs habituelles. Il y a beaucoup de phrases qui peuvent sembler sorties de nulle part mais qui ont une importance dramatique dans le ressentiment des personnages. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : de la compréhension de plusieurs personnages fascinants, dans un univers qui ne l’est pas moins.

Cette fois, les diverses réflexions philosophiques n’entachent pas le solide récit, ce dernier ne passe pas au second plan d’un film qui se voudrait simplement une réflexion. La balance entre le récit et la réflexion est bien mieux élaborée que dans le premier film et la réflexion est plus limpide et plus claire, mieux amené et quasiment logique. Le rapport entre le thème, la réflexion sur ce thème et le récit d’une histoire sur ce thème est en parfaite symbiose, ce qui est finalement assez rare, surtout quand tous les éléments de cette chaîne sont de cette qualité.

Bien qu’il ne soit plus à la pointe de la technologie en 2007, Innocence reste également un outrageant pari visuel et esthétique. L’utilisation de la 3D permet des plans fascinants, comme cette incroyable déambulation de Batou dans un magasin d’alimentation, se terminant par une accélération époustouflante. Le nombre de détail présent dans cette scène est juste hallucinant. Et ce n’est pas le seul passage qui souffle le spectateur, des plans de ce calibre, il y en a durant tout le film. Il y a une véritable couleur esthétique dans ce film, unique et personnelle, qui colle parfaitement au thème des robots et des poupées. Certains plans sont impressionnants, d’autres carrément épatants visuellement, sans oublier l’excellente bande sonore de Kenji Kawai qui donne toute sa puissance au film. Je ne l’ai regardé que sur un écran de TV et j’ai bien du mal à imaginer le choc visuel qu’il a pu constituer en son temps dans une salle de cinéma. Au pire, si l’on n’apprécie guère les histoires de ce type, on peut savourer le visuel du film, qui est au-delà de toute critique.

Le film est assez pessimiste dans son ensemble, décadent, à l’image qu’Oshii a de l’humanité certainement. Pour sa beauté, sa poésie, sa qualité intellectuelle en font l’une des œuvres majeures du cinéma d’animation. Bref, en ce qui me concerne, j’ai pris une sacrée baffe. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde, il fait parti des films qui font réfléchir et laissent sans voix après visionnage.

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24 mai 2007

Final Fantasy VI Advance de Square-Enix (2006)

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En ce mois de mai, j’ai eu l’occasion de terminer un bon petit paquet de jeux (5 pour être précis), il était temps d’en faire un petit compte rendu. Ca commence avec Final Fantasy VI Advance.

Final Fantasy VI, je connais par cœur. Vraiment. Les objets, les répliques, le scénario, les personnages, les musiques… Ce n’est pas un hasard si c’est mon jeu préféré, et qu’il a laissé un souvenir exceptionnel dans ma carrière de joueur. Alors que j’ai arrêté de le recommencer depuis quelques années (contrairement à Chrono Trigger que je m’enfile au moins un fois par an), je me suis dit qu’il était temps de le refaire par le biais du remake Gameboy Advance. Ca tombe bien, outre le fait de pouvoir jouer n’importe où à l’un des fleurons du RPG informatique, les ajouts de cette version sont suffisamment conséquents pour justifier un nouveau regard, contrairement à la version PSX un peu légère.

Tout d’abord, la traduction a été entièrement retravaillée, elle est désormais plus claire et plus compréhensible. Ensuite, le nom des sorts et des objets a été uniformisé par rapport aux derniers Final Fantasy, notamment le XII (que je considère comme le meilleur de la série, avec le volet VI), à l'exception notable de Ultros qui est resté Ultros alors qu'il est nommé Ortank dans FFXII, pour l'anecdote. Ca, c’est pour les modifications en surface. Hormis cela, les qualités du jeu restent intactes, les personnages toujours aussi géniaux, le scénario toujours aussi touchant, l’ambiance visuelle et sonore au top de ce qui se faisait en 1994.

Je conclue directement avant de noyer les néophytes dans les détails. Cette version est tout bonnement excellente. Elle permet de redécouvrir un jeu passionnant, qui conserve tout son charme malgré les années et qui reste l’un des plus grands RPG jamais conçus. A ma grande surprise, cette version est belle et bien meilleure que le jeu original et son pauvre remake sur PlayStation. Cette version est donc fortement conseillée, d’autant qu’elle ne devrait pas tarder à sortir en France.

Maintenant, il est temps de rentrer concrètement dans le détail de cette version. Les néophytes peuvent aller voir ailleurs, ils n'y comprendront asbolument rien.

Des ajouts ont été effectués spécialement pour cette version et tous bien intégrés dans la trame de base. On trouve 4 nouveaux Espers (les invocations si vous préférez) : Leviathan (qui manquait cruellement au casting initial), Gilgamesh (de retour de son pont de Final Fantasy V, sans la musique, snif), Cactuar et Diablos de Final Fantasy VIII. Les quatre s’obtiennent dans des conditions particulières (attention, le combat contre Leviathan parmi de récupérer la danse aquatique de Mog si vous l’aviez ratée). Ils permettent d’obtenir de nouveaux sorts ou des bonus au level up qui n’existaient pas avant (Speed +2, HP + 100%). Etant donné que Gilgamesh peut faire apprendre Quick et que Cactuar file +2 en Speed à chaque Lv Up, on n’a plus besoin de transformer l’Esper Odin en Esper Raiden ! Le genre de petit détail qui change la vie, tout comme le fait que l’on n’ait plus besoin de choisir entre l’Esper Ragnarok et l’épée Ragnarok.

Certaines choses qui étaient un peu horripilantes ont même été bannies. Ainsi, les sorts Vanish + Doom (ou Banish, anciennement X-Zone) ne sont plus combinables ! Les ennemis invisibles ne se font plus instantanément tuer ! Une bonne nouvelle pour le challenge car cette combinaison effroyable faisait vraiment du tord au jeu original.

Au niveau du contenu, on trouve un nouveau donjon, du genre coriace, qui se déroule en équipe séparée, comme Phoenix Cave et Kefka Tower. Il s’agit de loin du niveau le plus difficile du genre, avec pas mal de puzzles et d’ennemis redoutables. Et c’est bien ça qui manquait dans le jeu original : le challenge n’était clairement pas à la hauteur dès qu’on avait commencé à récupérer des reliques puissantes comme les quadruples attaques ou les doubles Ultima qui consomment 1 MP. Cette fois, les nouveaux adversaires sont de tailles et donneront du fil à retordre aux personnages hauts niveaux.

Il faut savoir qu’il est désormais possible de sauvegarder sa partie après le boss final. Ca ne semble peut-être rien pour beaucoup, mais les troisièmes parties du boss final détiennent deux armes ultimes : une Ragnarok et une Ultima Weapon. Cela veut dire deux choses : d’une part on peut ENFIN avoir l’Esper Ragnarok et l’épée Ragnarok, et donc on peut avoir l’épée Illumina. Ensuite on peut avoir 2 Ultima Weapons dans le jeu, ce qui laisse une possibilité de dégâts effrayantes où l’on inflige 8 * 9999 sans aucun coût avec les reliques appropriées et une certaine combo célèbre pour les initiés. Et il y a des ennemis qui résistent à ça ! (enfin au moins 2).

De plus, chaque personnage se voit doté d’une toute nouvelle arme ultime, trouvable dans le donjon supplémentaire en question. Et qui dit nouveaux ennemis, dit nouveaux objets à voler, techniques pour Gau, etc…Cette version dispose d’un bestiaire à compléter et d’un Sound Test en options.

En résumé, Square-Enix ne s'est pas foutu de la gueule des joueurs cette fois et ont fait profiter leur ancien chef d'oeuvre du seul aspect qui lui manquait réellement, plus de challenge. Ils ont vraiment travaillé là où il y en avait besoin, avec intelligence.  Du coup, entre FFVI et FFXII, mon coeur balance de plus en plus. Ce sont les deux incontournables de la série, ceux qui ont le plus tranché des liens par rapport aux épisodes précédents.

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21 mai 2007

Amer Béton (Tekkon kinkreet) de Michael Arias (2007)

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Ce film passe dans une seule salle à Paris, l'UGC de Châtelet. Autant dire qu'il faut être sacrément motivé pour tomber dessus. Même en étant un minimum dans le monde des animes, il faut dire qu'il a peu fait parler de lui.

Pourtant, il y a pas mal de choses à dire sur ce film. Outre qu'il est profondément dépaysant (je ne connaissais pas le manga d'origine), il est visuellement très impressionnant avec une animation éblouissante et de l'intégration 3D absolument superbe. Sur ces deux points, Amer Béton fait sans doute parti du nec le plus ultra du genre.

A part ça, c'est assez étrange comme film, parfois touchant, parfois sidérant, parfois complètement fou. Les thèmes abordés sont assez profonds mais ce n'est pas fait de manière aussi démonstratives qu'ailleurs. En fait, je me rends compte que j'ai bien du mal à décrire ce film avec des mots. C'est un film dense, techniquement éblouissant mais qui ne plaira pas forcément à monsieur tout le monde.  Une sorte de conte urbain complètement barré qui brasse beaucoup de thèmes de société avec un scénario rocambolesque. En bref, c'est tellement spécial et particulier qu'on ne risque pas de se dire que c'est du déjà vu au cours de film.

Amer Béton est une expérience unique, ça, rien ne pourra le lui enlever. On aime ou on déteste, mais au moins, on a vu quelque chose d'unique. Et ça c'est déjà un mérite en soit.

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Spider-Man 3 de Sam Raimi (2007)

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Je n'aime pas les super héros. Les seuls comics que je tolère sont essentiellement des histoires où le principal du scénario ne résume pas à un mec (ou un groupe) aux super pouvoirs fondamentalement gentil(s) qui affronte un autre mec (ou un autre groupe) avec supers pouvoirs fondamentalement méchant(s), lui. Par exemple j'adore, Sandman et les Watchmen, qui eux, ne connaissent pas d'adaptation cinématographique (au passage, l'excellent roman Neverwhere de Neil Gaiman était prévu pendant un moment et puis finalement n'a jamais vu le jour).

Quand des films adaptant des comics sortent au cinéma, je suis généralement méfiant. J'ai eu de très bonnes surprises avec Sin City puis V pour Vendetta, comme par hasard des films où le principal attrait de réside pas dans la confrontation évoquée plus haut.

Quand le premier Spiderman est sorti, il a eu un certain succès. C'était l'une des adaptations les plus réussies comparativement aux autres catastrophes cinématographiques que sont les Spawn ou les derniers Batman. Bon, c'est sûr, ça ne valait pas le Batman de Tim Burton. Je l'ai trouvé vraiment pas terrible mais tout de même regardable, sans être trop exigeant. A l'inverse, j'ai vu récemment Spiderman 2 et je l'ai trouvé complètement naze, sans aucun rythme, sans répliques, sans saveur, prévisible au possible et finalement complètement inintéressant, à part quelques scènes d'actions, qui ne suffisent pas, de toute manière, pour faire un film décent.

Aller voir Spiderman 3 au cinéma, c'est accepter que de toute façon, on ne va pas voir un film. On va voir un divertissement. Et puis la qualité des adaptations reste assez aléatoire pour avoir quelques surprises : Batman Begins n'était pas trop mauvais, les 4 Fantastiques étaient ridicules et le dernier Superman est l'un des pires films que j'ai vu de ma vie. On ne sait jamais...

Mon verdict : moins pourri que le second épisode. Outre une histoire à dormir debout, avec un scénariste à flinguer tellement les ficelles sont grosses comme des maisons, prévisibles et sans intérêts, il y a quand même plus de rythme que dans le second. Les scènes d'action sont forts réussis (il n'y a que ça qui tienne la route de toute façon) et on se paye quelques scènes amusantes qui tiennent de l'autodérision. Bref, il n'y a pas grand-chose à en tirer mais c'est déjà ça. Il y a quand même de gros abus au niveau des méchants où l'on essaye de caser tout et n'importe quoi pour finir avec un deux contre deux assez navrant.

L'affaire dure quand même 2h19, donc plutôt à réserver aux gens peu pressés qui n'ont pas peur de perdre ces quelques minutes de leur vie et qui ont déjà vu des films plus intéressants actuellement à l'affiche.

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Shinobi de Ten Shimoyama (2007)

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Adapté du roman Koga Ninpo-cho (littéralement Les Parchemins ninja du clan Koga) écrit par Futaro Yamada, qui a également servi de base au manga Basilisk, Shinobi est un film japonais à gros budget comme il y en a assez peu. J'avais remarqué ce film tout simplement par la présence dans le casting de Yukie Nakama, une actrice japonaise que j'adore, que l'on a pu admirer notamment dans Ring Zero où elle incarnait Sadako. Plus obscurs, elle a également joué dans une quantité de drama japonais comme Trick, en compagnie d'Abe Hiroshi où elle incarnait une magicienne ratée menant des enquêtes paranormales en compagnie d'un scientifique froussard, ou plus récemment dans Gokusen où elle incarnait une professeur chargée de la pire e du lycée, véritable ramassis de gangsters qui se révèlent au grand cœur. Evidemment, dans les deux cas, il s'agit de comédies plus ou moins burlesques.

En tout cas, la voir sur grand écran ne se refuse jamais. J'avais quand même vachement peur du navet, vu que le film est vendu par une bande annonce à grand renfort d'effets spéciaux. Au finalement, j'ai passé un agréable moment. Pas forcément un grand film mais suffisamment divertissant pour faire oublier les deux heures de Spiderman 3.

D'un rythme assez lent, Shinobi réserve quand même quelques passages très esthétiques (les décors sont, en général, sublimes) et quelques rebondissements. Shinobi a tout de même plusieurs problèmes : d'une part, le thème des ninjas se prêtent difficilement à plus qu'une simple série de combats à grands renforts d'égorgements. Ensuite, le film est un peu le cul entre deux chaises entre le film historique et le film de baston. Les aspects historiques du récit sont bien présents, retranscrits le plus fidèlement possible, alors qu'à côté, des ninjas se foutent sur la tronche à grand renfort de supers pouvoirs de malade et autres arts obscurs, le tout emmené par un Destin qui absout totalement la volonté et le libre arbitre des personnages, qui du coup, ne sont pas assez développés pour être réellement intéressants.

Pourtant, au final, il ne s'agit pas d'un mauvais film. Il est parfois lent, parfois entraînant mais assez lyrique et parfois touchant. Ca ne vole pas forcément très haut mais ça a le mérite de divertir un peu plus que les cabrioles interminables d'un homme araignée qui n'a rien trouvé d'autres à faire que de se parodier. Au pire, les décors et les musiques valent quand même le coup d'œil (et d'oreille).

Dommage que le scénario ne soit pas à la hauteur de l'esthétique visuelle et que le film se cherche un peu. Ca aurait facilement pu être moins bon, mais ça aurait pu également être bien meilleur.

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Posté par Yan Fanel à 20:35 - Cinéma - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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