Illumina

Analyses de jeux vidéo, avis, commentaires et plus si affinité.

25 décembre 2006

Deux mots sur la Wii

La Wii est désormais entrée dans les foyers depuis quelques semaines, et j'ai décidé d'en faire un petit bilan. Seule machine estampillée "Next Gen" à peine supérieure à la génération précédente, la "Revolution" que la Wii est en train de mettre en place est de plus en plus visible.

D'un côté nous avons la XBox 360, une console puissante, bien pensée qui permet d'ouvrir le marché à des produits plus occidentaux ou des produits PC. Les fonctionnalités Online, si elles ne sont pas nouvelles (la Dreamcast était la première à s'être lancée dans l'arène), décollent enfin. Le XBox Live est un franc succès et des gens intéressants commencent à sortir de la machine de Microsoft, Gears of War, Dead Rising, Lost Planet et autre Blue Dragon. Bien que chère, la XBox 360 est certainement le bon choix pour les gamers ce noël, un choix solide et cohérent.

De l'autre côté, nous avons la PlayStation 3 de Sony, une console tellement plus puissante que cela en serait presque indécent. Dans la théorie hein, car dans la pratique, on ne voit pas encore trop les différences avec la XBox. Elle apporte quelques nouveautés, une manette dite "6-Axis", un peu de Online, la lecture des disques au format Blu-Ray et quelques jeux. A l'heure actuelle, la PS3 n'excelle en rien, contrairement à sa petite soeur qui dispose du meilleur catalogue de jeux disponibles. Encore plus chère que la XBox 360, disposant de moins de jeux intéressants, la PlayStation 3 est certainement le choix des inconscients pour ce noël, motivés par des d'alléchantes promesses pour 2007 (encore que pour l'Europe, il soit difficile de parler de choix, la bête n'étant pas disponible).

Enfin, la petite Wii de Nintendo. Livrée avec un jeu, l'étonnant Wii Sports, disponible avec une première fournée de jeux à l'intérêt discutable, mais qui apporte des nouveautés en terme de contrôle telles qu'on en avait pas vu depuis... longtemps. Sur le papier, la console est amusante : moins chère que ses concurrentes, plus facile à prendre en main, plus fun... Dans la réalité, seul Zelda sort réellement du lot, et dans une bien moindre mesure, Red Steel et Rayman. Pourtant, avec sa technologie maousse pas costaud, on se demande bien ce qui peut séduire dans la Wii. Une télécommande, un jeu simple et hop, la réponse est simple : n'importe qui peut être séduit par la Wii. La communication de Nintendo a bien fonctionné, le concept de la Wii est entré dans les moeurs. Au pire, elle intrigue, au mieux, les gens se pressent pour découvrir enfin quelque chose de nouveau (et en profitent pour reparler de Pong, pour dire "qu'avant les jeux vidéo c'était ça", faisant fi des vingt ans de jeu vidéo qui viennent de s'écouler).

Le choix de livrer la machine avec Wii Sports est décisif. C'est ce titre en particulier qui révèle les possibilités de la machine. C'est ce titre qui est capable de fédérer, de rassembler des gens autour d'un Wii. Facile à prendre en main, plus subtil qu'une série de mini-jeux comme peut l'être le faible Wii Play, dont l’intérêt réside essentiellement dans la Wiimote offerte dans la boîte, Wii Sports est clairement l'un des jeux les plus importants de l'année, le Pong de 2006.

A l'heure actuelle, la Wii est en rupture de stock en France. Des vendeurs nous ont fait remarquer que l'engouement pour cette machine était du jamais vu. La preuve que Nintendo a réussi son pari, j'ai pu la constater à plusieurs reprises ces dernières semaines. Multiplications des soirées Wii très conviviales, des gens qui ne sont pas nécessairement des joueurs ont envie de s'y essayer et s'y amusent, rien qu'avec Wii Sports dans la boîte. Je pense que Wii Sports a un bel avenir ludique devant lui car plus que Zelda, qui rassemble les gamers, c'est Wii Sports qui a contribué à ouvrir le public de la Wii.

Aujourd'hui, qu’est ce que la Wii ? Une console techniquement limitée, intuitive maos complète, qui attire les gens, un peu moins les gamers. Finalement, comme beaucoup, j'attends les gros titres, comme sur les autres machines. Je résonne de la même manière que pour une autre machine, et c'est typiquement ce qui conduit aux erreurs d'appréciation de Wii Sports. Le planning des sorties Wii est loin d'être flamboyant, après Zelda, il faudra attendre Metroid Prime 3 ou Super Mario Galaxy pour avoir de quoi se nourrir. En attendant, les conviviales soirées Wii Sports m'étonneront toujours. Mes amis y jouent, mes parents y jouent, et même si je n'y joue pas seul, une petite partie est difficile à refuser. La courbe de progression n'est pas énorme, elle est suffisante. Et alors que les joueurs en veulent toujours plus, ils devraient apprendre à s'en satisfaire. Bien sûr, ils ne peuvent pas, ce sont des joueurs...

Qu'un "petit jeu" puisse être aussi fédérateur, tout en étant moche mais à la pointe de la technologie, est simplement stupéfiant. Ni les Mario, ni les Street Fighter, ni les Zelda ne sont parvenus à cet exploit. Et pour les autres, les joueurs, il y a Zelda Twilight Princess, le meilleur jeu de lancement d'une console. Le fait de sortir le Nunchuk pour jouer donne l'impression de passer aux choses sérieuses, mais peut perdre le public au passage. Si des jeux veulent clairement s'engouffrer dans la brèche ouverte pas Wii Sports, il faudra qu'il le fasse uniquement à l'aide de la Wiimote.

Bien des joueurs spéculent sur l'avenir de la Wii. Pour le moment, c'est difficile à définir. Elle semble être qu'une Gamecube, mais elle a séduit une audience qui dépasse de très loin, en terme de disparités, toutes les autres machines. C'est prometteur. Même si les jeux sortis actuellement ne sont pas fantastique, cette machine est bourrée de promesses et j'espère que beaucoup de jeux de la trempe de Wii Sports seront disponibles, en compagnie d'une série de jeux orientés pour les joueurs. Je ne pense pas que cela suffise pour l'imposer à long terme, mais le coup d'éclat de Nintendo a fait faire à l'industrie du jeu vidéo un bon en avant comme rarement dans le passé et a permis de réconcilier les différentes générations de joueurs.

Ceux qui sous-estiment Wii Sports ont manqué une étape fondamentale du jeu vidéo (notez au passage que peu de sites de jeu vidéo ont critiqué Wii Sports).

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23 décembre 2006

Petit voyage dans Guitar Hero 2

Alors que je suis toujours en train de galérer sur Guitar Hero premier du nom en mode Expert, voilà-t-il pas que le deuxième pointe le bout de son nez. Alors qu'il aurait fallu patienter plus d'un an pour pouvoir découvrir le Guitar Freaks made in america, le second épisode s'est pointé rapidement, preuve d'un certain succès. Succès particulièrement visible au Micromania Games Show 2006 où le stand Activision, le nouvel éditeur du jeu, était très fréquenté.

Bon alors il a quoi dans le ventre ce deuxième volet. Une tracklist encore plus longue, encore plus impressionnante que celle du premier et assez éclectique, sans toutefois trop s'éloigner des origines rock. J'ai approché la bête une première fois avant de repartir sur le premier, pour m'apercevoir que j'avais vraiment baissé de niveau. Etrange. Je m'y remets à l'occasion de la sortie PAL.

Premières parties, premières réactions, c'est plus tolérant, on peut s'en sortir plus approximativement, alors que le premier était déjà bien tolérant en comparaison d'un Guitar Freaks. J'avais entendu par ci par là que la difficulté avait été revue à la baisse. Cette fois je ne suis pas passé par la case Mode Normal, définitivement trop simple quand on a déjà goûté à du mode Expert, donc zouh, en mode Difficile. La difficulté est difficile à estimer : dès le mode Difficile, les accords sont déjà bien exigeants, mais à cause de la grande tolérance, on peut s'en sortir sans trop de casse.

J'avance tranquillement, en m'amusant bien au passage. Strutter de Kiss est bien sympa, même si très répétitive, Message in a Bottle de Police est bien fun à jouer. Deux premières séries sans grands problèmes. Les séries suivantes s'enchaînent bien, avec des morceaux connus qui font bien plaisir comme Killing in the Name (Rage Against the Machine) ou Sweet Child o'Mine (Guns' N Roses). La série 7 arrive avec Madhouse, bien sympathique et les emmerdes commencent.

Le premier blocage est sans conteste Carry Me Home, avec son début apocalyptique et sa rythmique pas évidente du tout. Les accords à trois boutons, grande nouveauté de ce volet, y sont fréquents et perturbants. Bref, quelques bonnes gamelles en perspectives avec du bon 6% / 8% bien ringard. Après quelques essais, ça finit par rentrer, le début passe mais la suite est galère. Finalement, après quelques pétages de câble et en laissant un peu le temps passer, j'arrive à la finir.

La suite passe difficilement, sans trop de casse, mais sans la classe. Bam, autre problème Psychobilly Freakout. Comprend rien, je dois m'y reprendre à plusieurs reprises avant de parvenir à comprendre le rythme. Bon, ça passe quand même je galère moins que la barrière Crossroad Difficile du premier volet.

Dernière série, ça commence à devenir vraiment tendu. Je commence à regrette de ne pas mieux maîtriser les techniques du Hammer-On et Pull-Off, qui permettent d'enchaîner plusieurs notes ascendantes ou descendantes en appuyant une seule sur le mediator. La dernière chanson de la série, avant le "encore" est Hangar 18 de Megadeth et ça balance bien. La rythmique permet de se reposer entre les solos, jusqu'à la seconde partie qui n'est qu'une succession de solo. A ma grande surprise, je finis par y arriver, alors qu'il m'a fallu longtemps avant de passer Cowboy from Hell (Pantera) en Difficile dans le premier.

La dernière chanson est la fameuse Freebird de Lynyrd Skynyrd. 9 minutes de bonheur avant une première partie très calme et du solo pendant près de 5 minutes. Le rythme est super sympa, beaucoup de répétition jusqu'à craquer nerveusement. Des passages d'anthologie et bizarrement, je parviens à la passer du premier coup ! J'en ressors épuisé, vu la concentration demandée, mais vraiment satisfait.

Il ne reste plus qu'à recommencer dans le mode Expert, dont les dernières pistes sont d'une grande difficulté. Pourtant, je n'arrive toujours pas à voir si Guitar Hero 2 est plus facile ou plus difficile. J'ai sûrement fait des progrès en jouant au 2, les enchaînements sont beaucoup plus complexes, mais j'ai surtout l'impression que ça passe mieux. Je ne suis pas certain que les dernières soient plus difficiles que le couple infernal Bark at the Moon / Cowbow From Hell Expert de Guitar Hero 1. A l'exception tout de même de Freebird Expert qui, franchement, est terrifiante.

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06 décembre 2006

Twin Peaks de David Lynch et Mark Frost (1990)

Je ne connaissais pas vraiment David Lynch. J'avais seulement vu une médiocre adaptation de Dune, complètement raté en comparaison de l'oeuvre originale mais qui témoignait malgré tout d'une certaine vision. J'avais également vue Une Histoire Vraie, qui n'a strictement rien à voir avec les autres films de Lynch. Avant de pouvoir voir des films de Lynch, ma bien aimée m'a conseillé de voir Twin Peaks avant toute chose.

J’ai donc découvert Twin Peaks récemment (il n’est jamais trop tard) et j’ai bien du mal à me remettre du choc causé par cette remarquable série. Le sujet est extrêmement vaste, aussi je ne m’étendrais pas trop. J’ai tout d’abord été séduit par l’ambiance de Twin Peaks, ce petit paradis aux paysages sublimes et paisibles. Cette ville et surtout ces alentours respirent de poésie et laissent vagabonder l’imagination. Mais la surface n'est qu'une illusion...

La première partie de la série m’a complètement captivée. J’ai enchaîné les épisodes avec avidités, en essayant de me souvenir du moindre détail scénaristique qui pourrait me donner une piste. J’avais deviné le « qui » et évincé la fausse piste, mais il me manquait encore trop d’éléments. J’espérais que la seconde partie allait me les apporter.

Finalement, cette seconde partie s’est révélée décevante. Histoires annexes, nouveaux personnages, histoires annexes d’annexes, et toujours rien de neuf à ce mettre sous la dent. Quelques scènes qui soulèvent toujours plus de questions, au final, mon petit cerveau s’est mis à bouillir tellement il y avait d’éléments inexpliqués à se souvenir.

J’attends toujours des réponses jusqu’à l’épisode final, où j’avais toujours la naïveté de croire à des explications. Heureusement, la principale scène de l’épisode, réalisé par David Lynch fait parti des passages les plus impressionnants que j’ai pu voir de ma vie, qui vaut à lui seul de regarder la série. Visuellement fantastique, troublant, envoûtant, jusqu’à obtenir la résolution finale, qui m’a emplit de frustration…

J’ai hurlé contre Twin Peaks. Je me suis senti trahit quand, au terme de la série, je me suis rendu compte que je n’avais certainement pas compris la moitié de la série, que de nombreuses questions n’avaient toujours pas de réponses me satisfaisant, et que de nombreux éléments étaient là à titre purement décoratifs, ou presque.

Pourtant, je ne crois pas me tromper en disant que cette série a marqué un tournant dans ma vie. Jamais je n’avais été autant captivé par une série. J’ai passé des heures à essayer vainement d’anticiper les événements avant les épisodes, j’ai passé des heures à essayer de comprendre certains concepts, à trouver une interprétation qui me convenait.

Cette série ne peut pas être vue qu’une seule fois.

Cette série a réveillé quelque chose en moi, une volonté d’écrire sur des sujets que j’avais perdu de vue ces dernières années, notamment ma passion pour les rêves. J’ai le sentiment d’avoir partagé quelque chose d’unique, car Twin Peaks, c’est une série qui se partage, sui exige de confronter ses idées, de trouver à plusieurs certains détails importants pour démêler le gigantesque puzzle de David Lynch.

Je ne sais pas s’il existe une série aussi bien faite et puissante que Twin Peaks. Le scénario est habile, complexe, et dans une certaine mesure ouverte, chacun peut s’en faire sa propre vision. Je ne vois pas une autre série aussi dense, aussi humaine, aussi puissante, aussi bien menée, avec des personnages aussi travaillés, qui parviennent autant à toucher le spectateur profondément…

Finalement, quelques jours après la fin du visionnage de la série et du film, j’ai du me rendre à l’évidence, Twin Peaks est un chef d’œuvre et probablement la meilleure série TV jamais réalisée, en plus d'être une oeuvre majeure du cinéma contemporain.

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Posté par Yan Fanel à 01:29 - Série TV - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

I'm back (novembre 2006)

Bon, après un petit moment d’absence, je vais continuer à vider ma mémoire en ces lieux, un peu plus régulièrement qu’avant tout de même, pour peu que je ne sois pas trop frappé par le surmenage et la fainéantise, dont l'action conjuguée est définitivement ravageuse. Histoire de raconter un peu ma vie (pour une fois), voilà ce que j'ai fait et même ce que je n'ai pas fait ce dernier mois :

- Je n'ai pas écrit dans Game Fan ni dans Retro Game. A l'heure actuelle, je n'ai aucune nouvelle des magazines (mort, pas mort) mais de toute façon, depuis Septembre, il ne m'était plus possible d'écrire car mon boulot, sur lequel je reviendrai après, m'occupe bien trop l'esprit pour pouvoir faire autre chose convenablement. De toute façon, je ne suis jamais satisfait par ce que j'écris.

- Je n'ai pas écrit sur mon blog. Même raison et un évident manque de motivation.

- Je n'ai toujours pas mis à jour Heaven-Arts et je ne m'en sens plus le courage, malgré les remarques de mes erreurs sur le dossier Mario et des articles promis.

- Je n'ai pas joué à la moitié de ce que je voulais jouer. Comme d'habitude.

- Je n'ai toujours pas passé le permis... Snif, un jour viendra.

- Je n'ai pas été trop à découvert. Heureusement la Wii arrive.

- J'ai encore évité de voir la plupart de mes amis/amies. Sur ce point, je suis toujours aussi scandaleux. Au moins ça entretient ma réputation d'associal notoire.

- Je n'ai pas acheté de Canard PC, et de toute façon, je m'en passerais parce que leur humour commence à me brouter et que le minimum de professionnalisme que j'attends n'est pas systématiquement présent.

Pour terminer sur une note plus positive, un bref résumé de ce que j'ai fait.

- J'ai joué et terminé Valkyrie Profile Silmeria US courant décembre. Beaucoup accroché, notamment aux combats. Terminé également Rockman Zero, dont j'avais surestimé la difficulté au final. J'ai immédiatement enchaîné avec Final Fantasy XII dans sa version américaine, "pour voir" quelques heures. J'ai abandonné Fire Emblem Path to Radiance sur Gamecube, qui est définitivement moins bon que les volets GBA.

- J'ai regardé quelques films, Les Infiltrés de Martin Scorcese en compagnie de ma bien aimée et de deux de ses amies, la série complète de Twin Peaks sur une semaine de temps, le film "Fire Walk with Me" dans la foulée, Casino Royale au cinéma avec ma copine et un ami, OSS 117 qui m'a complètement endormi, etc... (en fait c'est tout, rien vu ce mois-ci).

- J'ai fait l'acquisition d'une cartouche magique pour DS me permettant d'essayer quelques jeux auxquels je n'avais pas encore tâté, comme Osu Tatakae Oendan, Bleach, Phoenix Wright 2 Justice For All (à peine effleuré), et puis je me suis immédiatement consacré à Final Fantasy 3 dans sa version US. J'en ai pour un bon bout de temps, d'autant qu'il ne me motive pas plus que ça. Ma bien aimée m'a interdit de commencer Phoenix Wright 2 tant qu'elle ne l'aurait pas fini. Pas gagné.

- J'ai continué à m'occuper du game design de Loki (encore heureux, je suis payé pour ça), dont la date de sortie est début 2007. Encore beaucoup de boulot, de bugs et de doutes font que j'ignore toujours si ça va le faire ou pas. A ce niveau, ce n'est plus une question de bons choix, de bonne volonté ou de bonnes idées. C'est typiquement de la mise en pratique et de l'organisation et sur ce point, c'est pas gagné. Une pseudo bêta-test a été effectué un samedi, et s'est déroulé plutôt moyennement. Pas catastrophique mais beaucoup de bugs...et de demandes des joueurs qui risquent de ne pas pouvoir être implémentées.

- J'ai encore trop traîné sur les forums, à lire des posts sur le Supa, sur Grospixels et autres forums obscurs de jeu vidéo habités par des gens bizarres, pas forcément recommandables, et qui ont tous ou presque l'impression d'être des élites du jeu vidéo. Bon, pas tous, c'est vrai, mais il fallait la dose de cynisme habituelle.

- Je me suis remis à Guitar Hero, deuxième volet cette fois, pendant les heures de pause au bureau. Add-on sympa.

- Je me suis mis à avaler du café. Ca faisait au moins quatre ans que je n'en buvais plus.

L'image du mois (flippante cette Laura) :

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Casino Royale de Martin Campbell (2006)

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Je ne suis pas un grand fan de James Bond. J’ai bien quelques souvenirs de jeunesse des prouesses extravagantes de l’agent le plus célèbre du monde, mais hormis les gadgets, une chanson de Duran-Duran et un excellent jeu sur Nintendo 64 par Rare, James Bond ne m’a jamais rien évoqué.

Je suis allé voir Casino Royale avec appréhension, sachant que les derniers épisodes de James Bond ne m’avaient pas spécialement attiré. Deux heures après, il faut bien avouer que ce Casino Royale est une très bonne surprise. Nouvelle adaptation du tout premier roman de Ian Flemming, Casino Royale pousse la série dans une nouvelle direction avec une richesse et une réussite que je n’ai pas retrouvé dans les autres épisodes. Le personnage de Bond, incarné désormais par Daniel Craig qui remplace définitivement Pierce Brosnan, y est remarquablement développé. Si Brosnan incarnait parfaitement le côté flégmatique et séducteur de Bond, il manquait son côté brutal, qui est ici présent.

Loin d’être le séducteur parfait des autres films, il apparaît comme un être froid, perturbé et assez sauvage. Le côté séducteur est bien entendu de la partie mais ce n’est désormais plus ce que l’on retient davantage du personnage. Après un générique entraînant et visuellement très bien fait, on commence avec une course poursuite époustoufflante qui s'achève en apothéose. Une première scène qui montre déjà le caratères de James Bond : tête brûlé, imprudent, et un peu fou. La rupture est bien là, dès le début du film et elle se confirme par la suite avec un personnage déjà expérimenté, qui a laissé beaucoup de plumes dans sa carrière.

Les gadgets sont logés à la même ancienne. Très (trop) présent dans le passé, ils laissent la place à un film d’action avec un bon sens du rythme et quelques répliques bien placés. Si l’histoire n’a rien de bien extraordinaire, les scènes se suivent agréablement, les personnages sont bien ficelés et les touches d’érotisme sont bien placées.

Le personnage de Bond est l’élément clef de ce film : un James Bond qui n’est pas encore invincible, qui commet de nombreuses erreurs, avec un égo surdimensionné qui amène à des touches d’humours par des répliques cinglantes. Parfois sauvage, parfois impressionnant, l’expressivité de l’acteur traduit bien les dilemmes du personnage. Il suffit parfois de lire simplement dans les yeux pour comprendre l’état d’esprit du personnage. James Bond n’en est que plus attachant et il n’est pas le seul à bénéficier d’une bonne mise en relief : Vesper Lynd, jouée par la somptueuse Eva Green est un personnage redoutable, capable de tenir tête à l’agent 00, autorisé à tuer en service et qui l’a déjà fait.   

Le reste oscille entre scènes d’action franchement impressionnantes, amenés par des personnages et des dialogues rythmés. Finalement, la recette action + filles sexy + Bond fonctionne à merveille, grâce à une mise en scène efficace, qui ne se presse pas trop, qui laisse le temps au spectateur d’apprécier un personnage qui peinait à séduire.

Sombre et dense, Casino Royale n’en oublie pas sa part de rêve : les paysages exotiques sont magnifiques, les sommes misées et les mains lors de la partie de Poker centrale du film sont tout simplement délirantes, et même si de nombreux passages ne sont pas forcément crédibles, on est rapidement emmené par le rythme du film, qui se permet même quelques belles et émouvantes scènes. Du grand luxe dans un film d'action.

Je ne m’avancerais pas à dire qu’il s’agit du meilleur James Bond, je ne me souviens que trop peu des anciens films pour cela, mais Casino Royale m’a bien emballé alors que je n’en attendais absolument rien. Il ne faut pas en attendre trop de réflexion ou de profondeurs, mais pour un simple divertissement, il est plutôt de bonne facture et rafraîchit une série qui commençait un peu à s’essoufler.

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Posté par Yan Fanel à 00:16 - Cinéma - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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